Sophie COSTA     Peintre Plasticien

Portrait Sophie Costa Artiste Peintre dans son atelier

Née en 1967, peintre autodidacte, Sophie COSTA se consacre exclusivement à la peinture depuis 2005.

Cartons déchirés, pièces de journaux, matériaux et objets du quotidien construisent et nourrissent le travail artistique de Sophie COSTA. Couleurs chaudes et nuancées, écriture manuscrite et graphique, et textures variées impriment sur la toile comme une empreinte, une matérialité énergique et vivante.

Au commencement, le travail d'A. Tapiès et de R. Rauschenberg, puis vint l'action painting de Pollock et l'univers pop d'A. Warhol et enfin, le trait de Cy Twombly et le street art de JonOne... Autant d'influences synthétisées pour offrir une oeuvre ouverte sur une époque, notre époque.
Cinéma, architecture, design, musique imprègnent également sa peinture.

Sophie COSTA accumule et organise de multiples éléments afin de laisser une trace, un témoignage, comme un clin d'oeil .
Elle s'interroge, témoigne, ironise, interpelle...

Elle tend à « donner du toucher au regard », à « réinterpréter l'objet, le quotidien», à « matérialiser sa réalité ».

Son énergie et son envie de partager son travail l'ont amenée à communiquer sur le web et les réseaux sociaux (Facebook, Twitter et Pinterest). Depuis 2006, elle anime, échange et développe quotidiennement son blog et son site web www.lamaisonrousse.com .


Découvrez le travail de Sophie COSTA à travers le texte riche et intense de Salvatore Lombardo, écrivain, journaliste et commissaire d'exposition.
SOPHIE COSTA - La joyeuse mélancolie du New Pop

Entre Art Singulier et Nouveaux Pop – ce groupe formé le 23 juin 2005 dans l’appartement parisien du marchand Thierry Salvador - la création made in Costa apporte au regard et au cœur l’étrange et mélancolique sensation d’un voyage à rebrousse temps. Pour Sophie l’extravertie romantique, la création n’a rien du processus intellectuel ou du pensum marketing, elle affirme, période après période, une synthèse d’influences pour figer dans le cadre d’une œuvre étonnamment ouverte l’expression géopoétique d’une époque dont elle se fait porte parole et journaliste recycleuse. Notre époque. Qui n’a finalement que très peu changé depuis Warhol et le Pop Art originel, sinon en pire.

Il y a loin, certes, de Frank Lloyd Wright et Fred Vargas à Pedro Almodovar et Bashung, mais pas si loin finalement. Car c’est ce rapproché substantif de références artistiques, d’émotions poétiques et de gestes créatifs que Sophie Costa met en scène et en perspective. Avec la conviction de se réapproprier l’image fugitive ou plutôt de renouer, collage après collage, avec cette adolescence sensitive faite d’intuition et d’aspiration. L’intuition d’une pertinence esthétique dans le goût et la saveur, l’intuition d’une probable et possible liberté d’être et de rêver dans la candeur évanescente de l’instant créatif. Juste après. Juste avant. Et Rauschenberg, et Johns et Warhol, mais aussi Claude Gellée et Maurice Barrès, alors, lui délivrent permis de réinventer son présent selon le code graphique énergique et radical de l’univers Pop et l’ambiance intuitive des vrais modernes. Le temps d’une idée force et le voyage se fige dans l’instantané d’une superposition d’images. De traits. De couleurs. Comme autant de strates d’une mémoire en perpétuel mouvement. Comme autant de références émotionnelles.

En musique, toujours, elle circonscrit l’œuvre en gestation, redéfinissant le contour, établissant l’épaisseur et délivrant l’acte de naissance d’une toile chronique évènementielle ou littéraire d’un voyage, d’une rencontre, d’une émotion, d’une errance.

A la double manière d’un Warhol et d’un Pollock, elle instille le présent dans nos regards par la force déliée du geste et le rendu des couleurs primaires. La caractéristique des fameux Nouveaux Pop cosmopolites. La mélancolie puis l’impertinence en plus. Comme un emprunt à l’iconographie de Warhol. Comme une dévotion particulière à l’univers Pop. Comme une réactivation de l’époque charnière de la création contemporaine. Cette période illuminante et rebelle où le présent s’affirmait dans les images irrévérentes de l’avant-garde niant le conceptuel et le géopolitique. Ouvrant grandes les portes d’un avenir se vivant au présent ou à l’infutur.

Sophie Costa, peintre et plasticienne de son temps, dans son temps, avec à l’esprit ce détournement majeur de la phrase culte de Gilles Deleuze, « Quoi de plus gai que l’air du temps ? », devenue pour elle et tous les Nouveaux Pop, « Quoi de moins gai que l’air du temps ». De quoi offrir au spectateur une série d’images-images contrastées de nos sociétés à bout de souffle et d’imaginaire. Sans jamais tomber dans la paraphrase esthétique, mais avec l’idée de donner à voir par une peinture engagée synthétisant les influences majeures qui soufflent sur les esprits et les cœurs jusqu’à la nausée ou à l’angoisse.

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